La construction bois, un bon choix ?

Le mercredi 9 avril à 19 h au bar le Scaramouche

Maison atelier à Crach'-Architecture AA41

Maison atelier à Crach’-Architecture AA41

Actuellement, plus de 12 % des projets de maisons neuves utilisent le bois comme matériau de construction. Et ce chiffre progresse d’année en année… Les nouvelles exigences de performance énergétique, (RT 2012, développement du passif, etc.) contribuent au développement de la filière bois. Pour les professionnels et les maîtres d’ouvrage concernés, ce choix constructif se justifie par des arguments d’esthétisme, de qualité d’isolation, de durabilité, d’intégration réussie… Différents systèmes cohabitent (ossature, panneaux massifs, poteaux poutres, avec comme point commun souvent cité, une souplesse technique de mise en œuvre… Alors, n’y-a-t-il que des avantages à construire en bois ?

Au travers de plusieurs réalisations, Gwenola Gicquel, architecte à Rennes, abordera les plus et les moins de ce système constructif.

 

 

 

 

 

 

Arpenter la ville par les sentiers urbains

Se réconcilier avec les lisières délaissées de la ville. Passer du grand tout métropolitain aux détails des vies ordinaires. Descendre de voiture pour éprouver la poésie des paysages de béton, des ruines industrielles, des jardins bricolés… Les promesses d’un voyage à pied dans la ville se révèlent pas à pas. Sise à Marseille, la maison d’édition Wildprojet crée des itinéraires balisés sillonnant de grandes métropoles comme Marseille, Paris ou encore New York. Le sentier métropolitain marseillais, labellisé GR013, fut l’un des pôles d’attraction de la programmation culturelle de Marseille 2013. Deux boucles, l’une qui embrasse le massif de l’Etoile, l’autre l’étang de Berre, se rejoignent autour de la gare TGV d’Aix en Provence pour former un huit plat de 350 km. Ce tracé en forme d’infini s’arpente avec un topoguide en main, édité pour l’occasion par Wildproject.

La corniche de Rognac près de Marseille.

La corniche de Rognac près de Marseille.

Baptiste Lanespèze, initiateur du projet, a réuni pour cela deux publics par forcément habitué l’un à l’autre : d’un côté un collectif d’artistes-marcheurs qui a imaginé le tracé et de l’autre, les fédérations de randonneurs en charge du balisage. « Pour créer un sentier, il faut à la fois trouver une justesse topographique et un récit fondateur », estime l’éditeur. L’arpenter doit conduire nos pieds et notre esprit quelque part, réveiller la mythologie intime d’un territoire et l’alimenter de nouvelles légendes… Le sentier métropolitain de Paris n’est pas un GR. C’est une boucle qui suit la Petite Couronne, une « révolution », tel est son nom, reliant Créteil, Saint-Denis et Versailles.

« Le tracé a été confié à un jeune géographe, Paul-Hervé Lavessière qui en a tiré un récit de voyage sociologique, culturel, architectural … », poursuit Baptiste Lanaspèze. « L’idée de créer des sentiers de grande randonnée en ville, n’est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est de traverser l’espace périurbain, ses franges gâchées et de les interroger plutôt que d’aller chercher la nature. » Le prochain sentier mènera Wilproject à New York. Sur Broadway, « la plus longue avenue du monde » qui suit les rives de l’Hudson, quitte Manhattan et ses légendes urbaines. Pour mieux y revenir.

La révolution de Paris, sentier métropolitain, Paul-Hervé Lavessière, 20 €, éditions Wildproject.

Robert Moses, le maître caché de NYC

Superbe portrait que celui de Robert Moses, sujet central de ce roman graphique signé Pierre Christin et Olivier Balez. Les amoureux d’architecture et de New York s’en mettront plein la vue. Paysages urbains, immeubles art déco, décors naturels : le dessinateur nous transporte dans le NYC des années 30 à 70. La palette épouse les couleurs chaudes de la grosse pomme, celles de ses Brownstone de brique et d’ocre. Sans oublier les clairs obscurs de sa face pile, Gotham cityROBERT MOSES T01[BD].indd.pdf. Le trait n’est pas sans rappeler celui des affichistes des années 50-60 avec des cadrages très libres à la faveur du dessin. On entre droit dans le cerveau de cet urbaniste mégalo, un bâtisseur fou de bagnoles, à qui l’ont doit notamment les immenses autoroutes urbaines qui abreuvent d’un trafic incessant Manhattan et les rives de l’Hudson.

Robert Moses, le maître caché de NYC, 100 pages, Glénat, 22 €.