Moins de déchets, plus de matière grise

Cafe Archi 

Le réemploi de matériaux dans la construction :

 où en est-on ? 

Le 28 février à 19h au Mod Koz

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Sarah Fruit (Villa d’architecture) et Sabrina Dumond (agence 10i2la), architectes, détailleront des projets de bâtiments réalisés (halte-garderie, bureaux, …) intégrant des matériaux réutilisés.
Sarah Fruit travaille à la mise en place de Bati Récup’, une filière de récupération de matériaux depuis le gisement jusqu’au réutilisateur, en partenariat avec la communauté de communes du Val d’Ille.
Cette nouvelle édition du café Archi s’inscrit en prologue du Mois du réemploi, coproduction du collectif Rien à Jeter et de L’Hôtel à Projets Pasteur.
Le Mois du réemploi s’ouvrira le 3 mars à L’Hôtel à Projets Pasteur à Rennes avec le vernissage de l’exposition Matière Grise et se poursuivra par des ateliers participatifs, des tables rondes, des rencontres, etc.
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La Villa Sayer, l’envolée lyrique de Marcel Breuer

Crédit photo : Michel Ogier

Crédit photos : Michel Ogier

Située près de Deauville, ce projet de résidence secondaire fut réalisé par le célèbre architecte du Bauhaus en 1972. Deux maisons lovées dans la pente, viennent chercher le ciel avec une toiture sculpturale de béton blanc. 

Babette Sayer se souvient comme si c’était hier, du jour où elle a demandé à Marcel Breuer de construire sa maison en Normandie. Lové dans la pente, cet ensemble architectural bi-nucléaire, car composé de deux maisons indépendantes, se distingue par une toiture extraordinaire : un immense voile de béton reposant sur trois piliers seulement, ce qui lui confère cette forme singulière et élancée, quasi animale.

« Les coordonnées de son agence parisienne, rue Chapon, étaient  dans l’annuaire. On a téléphoné tout simplement ! Marcel Breuer vivait aux Etats-Unis, son assistant Mario Jossa, nous a mis en rapport et nous nous sommes rencontrés pour discuter du projet. » Au début des années 70, l’architecte et designer, figure emblématique du Bauhaus (école d’art et d’architecture fondée par Walter Gropius à Weimar en Allemagne, 1919-1933) vient de livrer la station de ski de Flaine (Haute-Savoie). Internationalement connu, il a aussi signé le siège de l’Unesco à Paris ou encore le Whitney muséum de New-York. Sa chaise Wassily figure déjà parmi les icônes du design …

Les Sayer, amateurs du courant moderniste, connaissent Flaine. Au palais de Chaillot à Paris, ils ont souvent contemplé les maquettes des maisons modernes. La géométrie des lignes pures, les formes blanches et lisses du béton, la fonctionnalité, le minimalisme poétique… Tout leur plaît. « Marcel Breuer avait déjà travaillé un projet similaire, non réalisé à deux reprises, relate Babette Sayer. Il l’a fait pour nous. Le principe de deux maisons séparées (l’une principale, l’autre pour les enfants déjà grands) nous convenait avec cette possibilité d’évolution des usages dans le temps. À l’époque, la villa était notre résidence secondaire. »

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Poésie de béton

Sur un domaine de 17 hectares, la déclivité du vaste terrain a permis d’installer le bâtiment principal sur deux niveaux dans la pente. Les chambres sont logées en rez-de-jardin dans la partie semi-enterrée de la maison et donne directement sur des buttes engazonnées.

L’entrée de plain-pied distribue le vaste espace de vie entièrement ouvert et vitrée à l’exception des pièces techniques (cuisine, office, sanitaire). Le mur épais perpendiculaire au bâtiment qui fait le lien avec la maison des enfants, se prolonge dans l’entrée et adosse l’escalier qui dessert les chambres. Autres traits d’union entre les deux maisons : un bassin de nage et un jardin patio. Le plan reste libre et fonctionnel, avec des cloisons modulables qui partitionnent l’espace de vie à volonté. Le mobilier est signé des grands noms du design de l’époque : Florence Knoll, Willy Rizzo et Breuer bien sûr.

« Marcel Breuer a tout dessiné, des poignets de portes jusqu’aux terrasses et à la piscine. Le défi tout à fois technique et esthétique, résidait dans la conception et la réalisation de ce voile de béton, décrit Babette Sayer. Nous étions déjà installés dans la petite maison lorsque l’entreprise Marion de Rouen est venue couler le béton à l’été 74. La toiture, qui ne repose pas sur les murs mais sur trois poteaux seulement – deux de chaque côté de la façade arrière, et un troisième au milieu de la façade principale -, libère entièrement l’espace du salon de ses murs. Sous les pans du toit, les parois sont entièrement vitrées.” Issue des recherches de Marcel Breuer, cette forme géométrique complexe avec ses pliures en vallées, génère des porte-à-faux spectaculaires de chaque côté de la façade principale.

L’usage du béton, matériau imposant et dense rajoute au côté impressionnant, par contraste avec la légèreté recherchée de la forme. Comme Le Corbusier ou Oscar Niemeyer, Marcel Breuer ne se limite pas à la prouesse technique de l’objet architectural. Il parvient à saisir l’expression poétique du béton. Les habitants de la villa Sayer la vivent au quotidien : « Les variations de hauteurs, d’inclinaison, d’angles se traduisent par des qualités de lumière et de vues sur ce paysage dont on ne se lasse jamais. »

Situation : Glanville (Calvados)

Surface : 600 m2

Architecte : Marcel Breuer, assistant Mario Jossa.

A noter : la villa Sayer se visite lors des journées du patrimoine.

Autoconstruction : quelle place pour l’architecte ?

L'intervention de Catherine Rannou à l'hôtel Pasteur.

L’intervention de Catherine Rannou à l’hôtel Pasteur. Crédit photo : Michel Ogier. 

La dernière édition du café archi s’est tenue à Rennes à l’hôtel Pasteur. Près de 70 personnes ont assisté au débat qui avait pour thème la place de l’architecte dans l’auto-construction. Cette soirée fut aussi l’occasion de présenter l’ouvrage Ils ont construit leur maison, 28 portraits de constructeurs écolos, aux éditions de La Martinière (29,90€) en collaboration avec le magazine La Maison Ecologique.

Enseignante, architecte et artiste, Catherine Rannou a fait le choix, il y a quelques années déjà, d’accompagner le projet de maison conteneur de Yannick et Sandra, commanditaires et auto-constructeurs. Le récit de son intervention auprès de ces maitres d’ouvrages investis dès la phase de conception a suscité de nombreuses questions dans le public composé d’étudiants, d’auto-constructeurs, d’architectes, de professionnels du bâtiment.

De ces discussions a émergé un sentiment partagé : la rencontre entre le monde de l’auto-construction et celui des architectes semble encore naissante. Les rôles et les responsabilités de chacun restent encore à préciser au cas par cas. D’où la richesse des témoignages apportés lors de cette soirée. Cécile Gaudoin, architecte, conceptrice du projet d’habitat groupé participatif LaCieRit et Pierre Ginibre, représentant du groupe d’habitants auto-constructeurs de la LaCieRit (Saint Germain sur Ille) ont évoqué leur rencontre réussie, le projet ayant abouti dans un temps record (un an) et sans difficultés majeures. Elisabeth et Jean-Michel Boiron ont raconté quant à eux, un rendez-vous manqué. Faute de trouver un architecte à l’écoute de leur choix alternatifs et innovants, ces auto-constructeurs installés à Thourie, ont collaboré avec une entreprise de charpente agricole qui a réalisé l’ossature bois de leur maison en paille; le voyage en solitaire de Jean-Pierre Mosquey qui, avec sa femme, Marie-France Piel ont fait le choix le plus radical : construire seuls de A à Z…

La prochaine édition du Café Archi s’intéressera à la construction légère, mobile, nomade, éphémère. Pour de nouveaux modes d’habiter et de construire le monde… Rendez-vous fin juin, à Pasteur.

Découvrir les propositions artistiques de Catherine Rannou sur l’auto-construction :

http://le-quartier.net/Catherine-Rannou

http://a4c-residence-catherine-rannou.blogspot.fr/p/exposition.html

 

Un gîte contemporain dans une ancienne cidrerie

Près de Rennes, cette reconversion réussie intègre des éléments du patrimoine rural à des espaces de vie contemporains. Quatre citernes à cidre en béton pas si faciles à caser.

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Dans la campagne de Brécé, petite commune rurale à l’est de Rennes, les maîtres d’ouvrage exploitent un élevage de brebis laitières en bio. Le site est occupé par plusieurs bâtiments dont un en pierre et en terre. À l’origine, un petit manoir du XVIe siècle en partie démoli. Constitué de plusieurs volumes ajoutés successivement au gré des époques et des usages, l’édifice actuel abrite quatre citernes à cidre en béton datant des années trente. Il est désaffecté depuis plusieurs décennies, donc en très mauvais état. Le couple décide néanmoins d’entreprendre sa reconversion en 2011. Attentifs à la conservation de ces éléments singuliers du patrimoine rural, ils choisissent de maintenir ces cuves carrées de 2,10 m de côté,  superposées par paire sous le pignon nord. La rénovation a pour objet de transformer la bâtisse en gîte rural confortable. Le chantier est confié à l’agence Briand-Renault (Rennes). « Nous avons pris le parti de conserver toutes les strates d’interventions sur le bâti. », notent les architectes…

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Y compris des reprises de maçonneries et une ancienne petite ouverture condamnée en façade. Les traces de son histoire restent lisibles. La vétusté de la construction contraint les architectes à déposer la charpente et la couverture en ardoises. Les murs en pierre de la partie centrale en façade ouest seront également démontés. En lieu et place, les architectes rapportent un module en ossature bois, bardé par des lames en pin douglas. Afin d’amener de la lumière naturelle, ils installent côté est, une fenêtre toute hauteur qui crée un accès complémentaire côté jardin. Cette ouverture, sorte de fente vitrée, donne à l’intérieur sur un couloir lumineux sous le faîtage. Surmonté d’une coursive à l’étage, cet espace de circulation répartit au rez-de-chaussée la pièce de vie à gauche et à droite les espaces techniques logés dans les anciennes cuves à cidre. Ces éléments imposants ont été transformés en cuisine et en abri de jardin. L’une d’entre elle a été percée par une ouverture. « En démontant l’un des murs intérieurs, nous avons découvert un “décor” sur les citernes : des inscriptions techniques et des graduations que nous avons conservées. », poursuivent-ils. Traités tous singulièrement, les trois volumes qui composent le bâtiment, séquencent les usages : la partie en terre (reprise à l’enduit chaux-chanvre) abrite deux chambres, la partie contemporaine en bois et pierre, la pièce de vie et la partie en pierre, les fameuses cuves… L’étage est occupé par un vaste espace nuit, « un dortoir comprenant quatre couchages ». Une petite passerelle conduit à un jardin d’hiver installé au-dessus des citernes sous une verrière. Pour rêvasser à toute heure sous le ciel.

Crédit photos Michel Ogier

Crédit photos Michel Ogier

Anne-Elisabeth BERTUCCI

Livraison : 2012

Surface : 157 m2

Coût : 210000 € TTC

Situation : Brécé (Ille-et-Vilaine)

Agence Briand-Renault architectes

5 rue de Lorgeril, 35000 Rennes.

Tel . 02 30 96 62 44

www.briand-renault.com

Renzo Piano : « Il faut construire pour une bonne raison »

Portrait Renzo Piano__crédit Stefano Goldberg

Renzo Piano crédit Stefano Goldberg

« Je suis architecte à 9h, ingénieur à 10h, artiste à 11h… ». Renzo Piano a le sens de la formule. Il sait apporter la bonne réponse à la question posée. À l’oral comme sur la planche à dessin. Pour preuve : prenez un à un les bâtiments qu’il a réalisés. Tous singuliers. Rares sont ceux qui ont mal vieilli. Piano écoute, cherche et propose une solution. Bien entouré d’une équipe de 150 partners (associés) et collaborateurs qui constituent les forces vives de son agence, le Renzo Piano Building Workshop (RPBW).
Ce fils de constructeur, originaire de Gênes, la ville port italienne, n’a jamais perdu de temps. Après un apprentissage auprès de grands noms de l’architecture tels que Jean Prouvé ou Louis Kahn, sa carrière démarre fort. Très fort. En 1971, à l’âge de 34 ans, il remporte en duo avec son compère de l’époque, le Britannique Richard Rodgers, le concours international pour la construction du centre Georges Pompidou à Paris. « On était vraiment jeunes. Quelle aventure ! Passer du travail de bureau à un tel projet ! », se souvient-il avec un enthousiasme intact.

Premières oeuvres.

Premières oeuvres.

Piano n’avait pour ainsi dire jamais construit avant Beaubourg. N’ayant fait jusqu’alors que « des gammes ». Des assemblages de modules de toitures légères et de parois en plastique tendues car des câbles d’acier. Les éléments de son futur vocabulaire. Aujourd’hui, l’homme à la silhouette longiligne et au chic italien impeccable est devenu une star. Il sait fendre la foule, avancer sans froisser en distribuant aimablement des poignées de mains, entouré d’une noria de fans et d’attachées de presse… Jusqu’au 29 février 2016, la cité de l’architecture à Paris consacre ses 50 ans de carrière par une exposition intitulée La Méthode Piano. Ravi par le choix des projets présentés (une quinzaine au total), il maestro apporte son commentaire au titre de la monographie. Selon lui, « cette méthode aurait plus à voir avec un processus de création qui irait du général au détail et du détail au général, comme me l’a appris mon maître, Jean Prouvé. Plutôt qu’avec la recherche d’un style »

La fondation Pathé Seydoux (2006-2014), Paris, 13e arr. trouve sa place derrière la façade d'un ancien théâtre, ornée par des sculptures de Rodin. Dans un espace très contraint, très étroit, Piano a imaginé une forme organique, quasi animale coiffée par une spectaculaire verrière au dernier étage et prolongée par un jardin minimaliste en fond de parcelle.

La fondation Pathé Seydoux (2006-2014), Paris, 13e arr. trouve sa place derrière la façade d’un ancien théâtre, ornée par des sculptures de Rodin. Dans un espace très contraint, étroit, Piano a imaginé une forme organique, quasi animale coiffée par une spectaculaire verrière au dernier étage et prolongée par un jardin minimaliste en fond de parcelle.

Néanmoins, des constantes marquent son travail : le goût de l’expérimentation, la quête de légèreté, une adaptation fine au contexte (climatique, social, patrimonial, géographique…) d’où découlent toujours ses choix techniques. On ne construit pas de la même manière au cœur d’un îlot urbain du XIIIe arrondissement parisien (la fondation Seydoux) et au bord du Pacifique sous les alizés de la Nouvelle-Calédonie (centre culturel Jean-Marie Djibaou à Nouméa). «  L’architecture est un métier de frontières qui associe l’art, la société, la technique, la science, l’invention. Il est impossible de donner « la » formule. Bâtir, c’est comprendre ce que les gens ont à dire. Et, c’est aussi l’art de raconter des histoires. »

Le centre culturel Jean-Marie Djibaou à Nouméa (1991-1998) se compose de dix bâtiments en bois d'iroko, de forme courbe en référence à la case traditionnelle mélanésienne. De hauteur différentes (de 20 à 28 mètres), ces coques d'apparence archaïque sont dotées d'un système de ventilation très étudié et néanmoins naturel.

Le centre culturel Jean-Marie Djibaou à Nouméa (1991-1998) se compose de dix bâtiments en bois d’iroko, de forme courbe en référence à la case traditionnelle mélanésienne. De hauteur différentes (de 20 à 28 mètres), ces coques d’apparence archaïque sont dotées d’un système de ventilation très étudié et néanmoins naturel.

Dessine-moi un arbre

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Photos Anne Caillet

Un crocodile dans une baignoire, un sujet de discorde, un décor ou un poumon vert…?
Tout est question de point de vue. Selon qui le regarde, l’arbre en ville peut prendre de bien nombreuses acceptions. Pour évoquer ce vaste thème du “végétal urbanisé” ou de “l’urbain verdurisé” comme disent nos amis belges, le paysagiste Thomas Schmutz  (Agence Aubépine) se met dans la peau de celui qui le regarde : l’urbaniste, le juriste, le promoteur, l’écolo, l’habitant, l’élagueur, etc. Ce parti-pris met en évidence toute la complexité d’un sujet bien plus polémique qu’il n’y parait. Afin de susciter le questionnement et d’amener le public à la réflexion, Thomas Schmutz utilise une drôle de maïeutique : le dessin. Un dessin humoristique, poétique ou schématique, peu importe, une image vaut parfois mieux qu’un long discours.

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Et ainsi les interrogations fusent : L’arbre dans l’espace public, qui le décide ? Pour quelles raisons ? Quelle est sa fonction ? Qui l’entretient et comment ? Un artéfact ou une nécessité ?

Au milieu de tous ces éléments de contradictions, un invariant demeure néanmoins. Et c’est bien là, le propos du paysagiste. Fermez donc les yeux et imaginez une ville sans arbre… On est bien d’accord : effrayant non ?

Prochains rendez-vous en février avec une nouvelle édition des cafés Archi et Paysage sur le thème : Auto-construction, quelle place pour l’architecte ? 

 

Café Paysage à Rennes

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Sur le thème :

« L’arbre en ville, et si on apprenait à le regarder ? »

Le mardi 15 décembre à 19h au Mod Coz

Débat-Rencontre avec Thomas SCHMUTZ, ingénieur en urbanisme durable, Agence Aubépine

L’arbre fait partie intégrante de nos paysages urbains. Nous avons besoin de sa présence verte, rafraichissante et poétique mais souvent, nous ne le voyons plus…Avec Thomas Schmutz, spécialiste et amoureux des arbres, nous apprendrons à mieux regarder, à mieux comprendre en quoi aujourd’hui l’arbre est un être vivant indispensable à notre équilibre personnel et collectif dans l’espace urbain. Nous pourrons débattre ensemble de la place de l’arbre dans nos villes : comment envisageons-nous son rôle fonctionnel ? écologique ? poétique ?